Les frappes de 1918-1919 ont été réalisées sur les monnaies suivantes, sous Umberto Ier :
https://fr.numista.com/catalogue/pieces2394.html
L'essai de 1918 est à tranche lisse, je ne sais pas s'il comporte une trace de refrappe ou s'il a été réalisé sur flan neuf.
Les exemplaires de 1920 ne portent aucune trace de refrappe et n'ont aucune trace de stries sur le tranche : ils ont probablement tous été réalisés sur flans neufs et non flans réformés.
Le type d'Umberto Ier a été frappé à 100 millions d'exemplaires sur 2 ans.
Le type de Victor Emmanuel III a été frappé à 76.5 millions d'exemplaires sur 1918-1919 + 923.000 exemplaires en 1920.
Infos tirées du Gigante, édition 2003. Les exemplaires à tranche lisse sont classés C et ceux à tranche striée sont classés R (va jusque R5 dans le Gigante)... mais il est précisé que :
"Sur de nombreuses pièces de cette monnaie, il est possible de détecter les traces de la monnaie précédente et, en fait, certains spécimens semblent en avoir le contour ou les traces. Les stries peuvent se manifester de manière plus ou moins évidente jusqu'à ce qu'elle soit presque imperceptible. Les spécimens avec un contour strié doivent avoir des stries claires et bien définies."
En gros : il est rare de trouver une monnaie dont la refrappe n'a presque pas affecté les stries, toutes les autres sont classés en "tranche lisse"
Cette distinction entre tranche striée et tranche lisse n'a pour seul objectif que de faire apparaître une éventuelle plus-value pour les monnaies à la refrappe très faible, toutes les nuances entre refrappe forte ou très faible étant possible.
Chose surprenante à noter : la refrappe a consisté à frapper des monnaies de 20 cts sur les monnaies de 20 cts du prédécesseur, sans qu'il n'y ait eu de changement de régime entre temps... La frappe de 1920 a même pu être réalisée avec les monnaies récupérées en 1918-19 mais ne pouvant être refrappées (mauvais état). L'intérêt de la démarche globale n'aurait donc été que de "rajeunir" les monnaies en circulation sans même en produire plus ! Après la crise de la 1e guerre mondiale, une telle perte d'énergie est plus que déroutante...