1 franc Katanga - 1961 (KM#1) - modifications

4 αναρτήσεις

Αυτό το θέμα αναρτήθηκε στο φόρουμ γαλλικά.

https://fr.numista.com/catalogue/pieces6915.html

Bonjour,

Il y aurait lieu d'apporter les modifications aux champs "inscriptions visibles" de l'avers et du revers de la pièce.

En fait, les descriptions étaient inversées (celles du revers avec la photo de l'avers, et celles de l'avers avec la photo du revers).

J'ai apporté les modifications possibles, similaires maintenant aux infos de la pièce de 5 francs : https://fr.numista.com/catalogue/pieces10800.html
(KM#2), après corrections

Les corrections à apporter sont identiques à celles du descriptif de la "5 francs", hormis la valeur (1FR au lieu de 5FR).

J'ai changé la description antérieure en remplaçant le mot "croix" par le mot "croisette".

La croisette, emblème du Katanga, était utilisée comme moyen de paiement jusque bien au-delà des frontières de sa région de production (voir extrait d'un article ci-dessous).

Le symbole par excellence du Katanga est le cuivre. Sa représentation la plus ancienne est la croisette de ce métal. C'est une monnaie d'échange à peine moins précieuse que l'ivoire. La fonte du cuivre était réservée à une secte masculine appelée "les mangeurs de cuivre". Elle avait ses rites et ses secrets. La production de cuivre était saisonnière (saison sèche pour la récolte de la malachite puis, en octobre, fonte dans un four en terre). La quantité de cuivre extrait de cette façon est estimée à +/- 15 tonnes par an. La coulée était faite dans un moule de sable en forme de croix de Saint-André. Puis, on l'étirait en fil de cuivre de différentes épaisseurs.

Plus tard, elle fut coulée dans des moules et perdit de ce fait l'apparence typique des anciennes croisettes, dont on pouvait voir les vaguelettes formées par l'avancée du cuivre en fusion dans le sable.

Pour celles et ceux qui seraient intéressées par le sujet, voici le lien vers une page d'un site très complet, comportant lui-même de nombreux autres liens, en relation avec le sujet des relations entre la Belgique et le Congo :

http://users.skynet.be/aloube/katanga.htm

Puisque je fais référence à la croisette, je me demande également si elle pourrait être incorporée au site, en tant que "monnaie ayant eu cours jusqu'au début du 20 ème siècle. J'en possède deux exemplaires, l'un coulé dans le sable et l'autre coulé dans un moule.





Voici enfin l'extrait de l'article cité plus haut : Attention, l'adresse de la page est particulièrement longue
(http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2010/06/katanga3.jpg&imgrefurl=http://www.nbbmuseum.be/fr/2010/07/katanga.htm&usg=__1gfAE7W1m_Vfw2o8AloFQFISs-U=&h=311&w=310&sz=29&hl=fr&start=2&zoom=1&itbs=1&tbnid=gJyNzjzArBechM:&tbnh=117&tbnw=117&prev=/images%3Fq%3Dcroisette%2Bkatanga%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26channel%3Ds%26tbs%3Disch:1&ei=Z09ZTeHRLcKL4QaQjdidBw)

"Le symbole par excellence du Katanga est le cuivre. Sa représentation la plus ancienne est la croisette de ce métal. C'est une monnaie d'échange à peine moins précieuse que l'ivoire. La fonte du cuivre était réservée à une secte masculine appelée "les mangeurs de cuivre". Elle avait ses rites et ses secrets. La production de cuivre était saisonnière (saison sèche pour la récolte de la malachite puis, en octobre, fonte dans un four en terre). La quantité de cuivre extrait de cette façon est estimée à +/- 15 tonnes par an. La coulée était faite dans un moule de sable en forme de croix de Saint-André. Puis, on l'étirait en fil de cuivre de différentes épaisseurs.

La récolte du minerai de cuivre se faisait pendant la saison sèche, vers la mi-mai. Les Anciens, responsables du groupe annonçaient le début du ramassage, «allons manger le cuivre». Ce sont eux également qui contrôlaient la production et la diffusion des monnaies croisettes. Les femmes et les enfants prélevaient la malachite (carbonate hydraté naturel de cuivre se présentant sous la forme d’encroûtements mamelonnés de couleur verte) à même le sol, tandis que les hommes creusaient au pic des puits profonds, parfois jusqu’à 35 mètres, pour extraire le précieux minerai. L’extraction durait trois mois. Le minerai était ensuite grillé puis réduit dans des hauts fourneaux temporaires ou permanents fabriqués à partir de l’argile contenue dans les termitières très nombreuses au Katanga. Les hauts fourneaux étaient alimentés avec du charbon de bois ou de petites bûches et ventilés à l’aide de soufflets en peau d’antilope. Le raffinage et la fonte du cuivre étaient réalisés dans un autre four. Le métal en fusion était amené par une rigole dans un moule tracé au doigt dans le sable afin de confectionner des lingots. Ceux-ci prenaient la forme de croix de Saint-André plus communément appelées croisettes. L’exploitation du cuivre par les «mangeurs de cuivre» se poursuivit jusqu’en 1903. Par la suite, c’est l’Union Minière du Haut Katanga – qui deviendra plus tard la Gécamines, la Générale des Carrières et des Mines – qui reprit l’exploitation du cuivre. Toutefois, il existe encore aujourd’hui quelques creuseurs traditionnels.

Les croisettes ont servi telles quelles comme moyen de paiement, d’échange, pendant plusieurs siècles dans beaucoup de sociétés d’Afrique centrale. Leur valeur atteignait presque celle de l’ivoire. Néanmoins, les croisettes ont toujours eu plusieurs fonctions, plusieurs significations symboliques. Au delà de leur fonction de monnaie, les croisettes faisaient offi ce de lingots, de réserve de matière première, mais aussi d’insigne de dignité et de pouvoir. Elles étaient également de formes et de factures différentes en fonction des zones, des royaumes, des chefferies où elles étaient réalisées. Ainsi, grâce à ces différences, on peut déterminer jusqu’où s’exerçait l’autorité des différents royaumes. Les premières croisettes en cuivre apparaissent au 13e siècle dans les tombes du sud du Katanga actuel au même moment que les cauris et les perles en pâte de verre, utilisés eux aussi comme moyen de paiement. Une grande croisette était en effet déposée sur le torse du défunt. A partir du 14e siècle, les croisettes présentes dans les tombes ne font plus que quelques centimètres jusqu’à disparaître totalement dès le 18e siècle. Elles sont remplacées par les perles en pâte de verre et les cauris. Et c’est au cours des 18e et 19e siècles que les croisettes ont servi au paiement du tribut que les régions produisant du cuivre devaient verser à l’empire Lunda, empire africain occupant un vaste territoire réparti sur l’actuel Katanga, le nord de la Zambie et l’est de l’Angola.

À la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, les croisettes commencèrent à être utilisées lors des échanges quotidiens. Elles servaient également au paiement des compensations matrimoniales. En effet, le mariage d’une femme signifiait une perte de main d’oeuvre pour la famille de la mariée, c’est pourquoi l’on offrait des croisettes en compensation. Une femme valait une grande croisette, mais on pouvait ajouter une petite croisette si elle présentait des qualités remarquables! Au cours du 20e siècle, elles sont utilisées comme médicaments et comme insignes de dignité. Un peu après la déclaration d’indépendance de la République Démocratique du Congo le 30 juin 1960 – on parlait alors de République du Congo – la province du Katanga voulut elle aussi gagner son autonomie. C’est ainsi que la province se détacha du reste du pays à la suite d’un coup d’état. Pendant sa courte période d’indépendance (1960-1963), le Katanga choisit les croisettes comme emblème officiel. La Banque Nationale du Katanga émit également des pièces de monnaie illustrées de croisettes.

Certaines monnaies locales comme les croisettes de cuivre ont beaucoup intéressé les étrangers (colons ou marchands). Les étrangers désireux de contrôler la monnaie locale, ont tenté de se la réapproprier pour leur propre profit. Les croisettes furent notamment utilisées au cours du 19e siècle par les grands marchands arabes dans les circuits commerciaux jusqu’au Kenya, sur la côte est de l’Afrique."

Promis, ma prochaine intervention intervention sur le site sera plus courte, mais c'est un peu comme cela que je conçois la numismatique, qui offre l'occasion d'en apprendre plus sur le pays dont une pièce provient, sa culture, son histoire, ...     8)

Bonne fin de journée à toutes et tous
Ancien collectionneur, toujours actif ...
pour le plaisir, une autre monnaie atypique, les pierres de l'île de Yap, qui servent encore aujourd'hui pour régler les achats importants sur l'île (maison, terrain, ...).

La plus grosse "monnaie" de l'île pèse ...  plus de 15 tonnes     :8D

http://www.loretlargent.info/dossiers/les-reserves-de-richesse-sont-immobile-la-monnaie-circule-12-les-pierres-de-lile-de-yap/

 ;)
Ancien collectionneur, toujours actif ...
Voilà,correction faite concernant la 1 Fr katanga
Merci Sylvie,

c'est ce qu'on appelle un service rapide !     :wiz:
Ancien collectionneur, toujours actif ...

» Πολιτική φόρουμ

Η ζώνη ώρας που χρησιμοποιείται είναι η UTC+2:00.
Η ώρα είναι 04:16.